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Gabriel Souleyka écrivain

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8 mars 2020

La Mulâtresse Solitude


Journée de la Femme

Année de la Femme

Aujourd'hui ils célèbrent la journée de la Femme mais je souhaite dire que c'est toute l'année car nous sortons d'elle, existons par elle. Comme je l'ai déjà évoqué, "le Cri de l'innocence" est résolument féministe de par son sujet principal : La Mulâtresse Solitude, de par sa narration : Solitude raconte ce qu'elle observe mais aussi par les nombreux personnages féminins qui sont pleinement valorisés. N'allait pas croire messieurs qu'en 1802 la Femme se cantonnait à un rôle subalterne en rendant aux champs de cannes à sucre tout en chantant des chansons de gospel. Cette image d'Épinal s'écroule au bout de quelques lignes seulement.

Prenons cet extrait, Clermontois est le colon par excellence, ouvertement raciste et complètement macho à l'extrême. Il ne refuse pas le viol régulier de ses escalves et vous verrez sa réponse quand son épouse l'interpelle à ce sujet. A l'opposé se trouve Solitude et voici 2 points de vues tirés du roman. 

La Femme est dans son rôle en faisant la cuisine, les tâches ménagères et en chauffant le lit de monsieur.

Mais la Femme est indomptable dans le cri de l'innocence, elle brandit son épée en hurlant, elle compose la ligne de front face aux soldats de Napoléon et ne recule jamais. 

C'est cette dernière que j'ai choisi de mettre en avant car oui la Femme est l'avenir de l'homme comme dirait l'autre mais pour chaque grand Homme il y a une grande Femme derrière lui, vous le lirez et alors vous le confirmerez.

Solitude, Thérèse, Sabette, Ayomidé,Viviane, Josiane, Edé, Marthe... Femmes fortes !!!


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4 mars 2020

Le Cri de l'innocence



Les chaînes 

c'est un cri d'espoir, le cri du devoir, le cri de la mémoire, le cri des oubliés, le cri du faible, le cri des héros, le cri d'une femme, le cri d'un enfant... Le Cri de l'innocence !

Lors de la capture, les villageois couraient partout pour sauver leurs vies, leurs univers explosant littéralement. Des morts de plus en plus nombreux, des coups de feu, l'odeur de la poudre et du sang tiède puis les cris dans un dialecte tellement familier.

Le silence ne revient pas, ce sont désormais le bruit des chaînes qui donnent le rythme. 

Le cliquetis devient obsédant, le contact est froid, sans aucune compassion.

On a beau se tordre dans tous les sens mais rien n'y fait, les chaînes n'ont aucune émotion.

Enchaînés les uns aux autres nous avançons sous un soleil puissant. 

Nous ne reverrons plus l'Afrique, plus jamais, nous ne nous réveilleront plus au chant du griot, au son des femmes frappant le mile, aux cérémonies du sorcier accueillant les plus jeunes...

C'est terminé, les chaînes ont étouffées nos rêves dans un fracas métalliques.

2 mars 2020

Le Cri de l'innocence




Le Marronage Je l'ai déjà évoqué mais vous êtes de plus en plus nombreux à suivre la naissance de ce roman qui désormais vous appartient, de quoi je parle? Du marronage. Un esclave en fuite trouvait refuge dans les forêts dense, les marécages, les hauteurs, les endroits difficiles d'accès que ce soit en Guadeloupe, Martinique, Guyane où Reunion. Rapidement et cela dès l'arrivée des premiers captifs d'Afrique, il y a eu la nécessité de s'organiser afin de survivre seul face aux risque d'être repris et durement punis. Le marronage est devenu l'espoir des Esclaves ! Comme je l'ai dit, le terme nous vient de l'espagnol, il s'apparente à un cochon sauvage surnommé le marron qui s'enfuyait systématiquement des enclos. En soit l'analogie n'est pas heureuse mais elle a servie a identifier les téméraires fuyant leur condition. En y accolant "nègres" on s'est retrouvé avec l'appelation "nègres Marrons". Composé de noirs, de mulâtres, de natif de l'île ou venant d'Afrique, une organisation clanique a vu le jour sur le modèle des tribus africaines. Il y eu même un Roi Marrons en Guadeloupe. Les clans était disparates sur cette île puisque c'est la que se déroule notre histoire. La taille variait également beaucoup, allant de quelques individus à plus de 1000. Dans le livre j'ai mis en-avant des clans importants et connus des historiens. Solitude elle-même avait rejoins un clan comme vous le lirez. J'ai apporté un soin particulier aux descriptions, à l'organisation de ces clans, à l'état d'esprit y régnant. l'attachement à l'Afrique est l'une des caractéristiques majeures et les coutumes y étaient largement inspirées. Ces rebelles, qualifiés ainsi par la France, ont contribué à l'abolition de 1848 par un harcèlement constant des troupes envoyées sur l'île pour mater les Esclaves. J'aime à penser que Solitude et les siens ont permis de faire émerger cet état d'esprit et j'aime à croire que cela sera de nouveau le cas en 2020.


2 mars 2020

Le Cri de l'innocence


Olorun

Dans le roman, une large partie est accordée à la spiritualité de façon globale. Cela va des échanges de l'enfant Solitude au catéchisme, à l'église le dimanche, aux discussions entre Esclaves, aux prières d'Ayo adressée à Olorun le Dieu Yoruba, aux cérémonies des Marrons etc...

Olorun est un des moteurs, il est celui incarnant Dieu dans l'ouvrage, pour Solitude je le précise. Il n y a aucun prosélytisme dans le récit ni d'encouragement à adhérer à une idéologie mais je devais accorder la foi de Solitude à ses aspirations.

La clé de tout se dévoilement apparaît à la fin du livre d'ailleurs.

Mais ce qui est intéressant c'est que ce que Solitude perçois comme Olorun est une manifestation d'ordre mystique qui entreprend de lui enseigner des principes généraux de l'existence. 

Ses apparitions sont toujours spectaculaires, Solitude ne peut y échapper, chaque fois elle est surprise et se retrouve littéralement "aspirée" par un appel, une vibration.

Dans cet extrait, après avoir vu Olorun dans un environnements 'terreux" où la couleur ocre domine, c'est désormais "l'eau" comme si nous devions découvrir les 4 éléments majeurs que sont ensuite le feu et l'air. 

Les éléments de décor vous le verrez ont une signification particulière et nous pourrons en discuter après la sortie quand vous l'aurez lu car les interrogations viendront je l'espère.

En tout cas ces apparitions permettent à Solitude de poser toutes les questions que nous pourrions supposément poser si nous devions rencontrer ce que l'on considère comme Dieu. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises mais les réponses d'Olorun sont nécessairement pleines de sagesses et d'enseignements profonds. l'universalité de ces propos saura peut-être vous toucher car il sera facile de me contredire mais comment contredire Olorun 😉


1 mars 2020

Le Cri de l'innocence

Histoire 

lorsqu'on doit traiter un événement historique tel que l'esclavage, s'inscrivant dans une durée aussi longue on ne peut s'autoriser de mauvaises interprétations. Non seulement les historiens démontent ton ouvrage et ta crédibilité en prend une claque, le lecteur te fais confiance, donc tu le dois pas le trahir. Racine le merveilleux roman contant l'histoire de Kounta Kinte est précis à bien des égards mais avec néanmoins une certaine retenue. 

L’histoire de l’esclavage doit être racontée sans que soient dissimulés les actes d’inhumanité et d’humiliation vécus par ces africains, de même que l’héroïsme qu’exigeait leur résistance aura permis leur survie sur des terres étrangères.

Dans littérature touchant à l'esclavage on note un oubli volontaire des différentes facettes de la vie quotidienne de l’esclave, et de nombreux enseignants évitent de parler des tortures infligées, en alléguant par certains professeur qui me le confieront que les enfants noirs connaissent déjà de nombreuses difficultés et que le fait de rappeler des événements d’une extrême violence perpétrés par l’homme blanc chrétien esclavagiste affectera l’estime de soi de l’enfant et sera l’occasion de moqueries contre lui dans la classe. Du moins c'est un point de vue que je ne partage pas. 

Par ailleurs, exposer la réalité de l'esclavage comme je le fais c'est mettre les grandes démocraties donneuse de leçon devant leur miroirs respectifs. 

Pendant l’esclavage, diverses formes de tortures furent perpétrées indépendamment du sexe et l’âge. J'ai focalisé sur une période mais je suis resté honnête en m'autorisant le report d'anecdotes glanées durant mes recherches. 

Mon but n'est nullement d'attiser la haine car les faits se déroulent en 1802. 

Aujourd'hui nous n'oublions rien, on s'insurge contre la situation en Lybie où en Mauritanie où l'esclavage perdure malheureusement. Mais on ne tombe pas dans la haine mutuelle gratuite qui est totalement infructueuse et ferait plaisir à l'extrême droite.

Le Cri de l'innocence, je l'espère en toute modestie permettra de réfléchir par nous-mêmes sur les objectifs humiliants qui ont servi à attaquer tout un peuple afrodiasporique et de susciter des réflexions, des débats.



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29 février 2020

Le Cri de l'innocence

Ayo

La mère de la Mulâtresse Solitude, de son prénom Yoruba "Ayomidé" est un roman complet à elle seule de par la complexité du personnage et de l'ensemble de son parcours. Elle est mon curseur émotionnel dès l'entame du roman. Ma promotion engagée m'a permis d'engranger des relations directe avec certains d'entre vous et c'est un réel plaisir d'échanger en attendant la sortie du livre. La belle surprise vient de  l'auteure Bérénice Gastian qui a publié le roman "À l'ombre des peupliers" qui est une saga en plusieurs volumes reprenant l'histoire de sa famille sur plus de cent ans avec en ligne de mire l'héritage de la négritude et de la servitude. Ses romans sont disponibles sur l'ensemble des sites et je suis honoré de donner un coup de pouce modeste à des ouvrages qui nous concernent tous.

Elle a donc commenté mes publications en évoquant les chaînes invisibles qui maintenaient son père dans les méandres de l'esclavage et en l'enfermant dans le culte des ancêtres. J'ai été touché car Ayo, vivant dans un autre siècle n'est pas si différente, ce sont les mêmes stigmates que vous découvrirez. Sa capture dans un climat de violence inouïe, la traversée avec un viol infligeant un traumatisme continuel, la mort planant tout au long jusqu'à sa vente à Clermontois qui comme vous l'avez lu dans un des extraits que j'ai partagé est d'une indifférence insolente envers les esclaves. 

Ayo va s'engager dans le culte des ancêtres, elle ne veut pas de la croix, elle libère son âme de ces carcans visibles et invisibles par une évasion spirituelle qui en vérité va finir par la perdre. La folie progressive qui s'empare d'elle va vous bouleverser car nimporte quelle Femme subissant ces épreuves sombrerait dans un gouffre abyssale menant à la destruction de l'âme. Solitude se remémore sa mère avec tendresse mais en gardant à l'esprit qu'une partie d'elle est resté en Afrique et que quoiqu'elle aurait pu faire, Ayo avait choisis de s'évader à sa manière.



26 février 2020

Le Cri de l'innocence

La Faim

Dans le roman il y a un personnage omniprésent qui torture sournoisement la majorité des personnages. Il s'agit de la Faim.

Une faim douloureuse et terrifiante, si bien que vous la sentirez passer au fil des lignes.

On demandait un labeur du lever au coucher du soleil avec des temps de pause ridicule et un rendement obligatoire industriel.

Dans ces conditions, un humain moyen a besoin d'augmenter son apport calorique de façon significative. Environs 3000 calories soit 3 repas journalier apportant de la protéine donc de la viande où du poisson.

Mais nous sommes en 1790, les escalves de Guadeloupe ne bénéficient que d'un maigre régime pauvre en calorie, très pauvre.

Les maîtres avaient pour habitude d'économiser constamment sur les escalves et la nourriture représente un poste de dépense important. L'habitude de rationner ses travailleurs va s'installer sur l'île, leur mettre un lopin de terre a cultiver en dehors du temps de travail bien sur, va devenir la norme.

Les Esclaves cultivent comme ils le peuvent quelques maigres racines et agrémentent de pois et de rares féculents. Les Marrons aussi souffrent continuellement de la faim car l'élevage pose problème pour la mobilité ainsi que les champs cultivable.

Dans le roman on sent combien cela pose problème et combien Solitude est rancunière quand elle devra assurer des services domestiques sur la table des maîtres où l'opulence domine. En France les paysans crèvent de faim mais en Guadeloupe les colons tout-puissant ont le ventre grassement rempli, au point de régulièrement jeter les restes aux domestiques qui iront s'engraisser au détriment des Esclaves des champs. 

Ainsi est la vie de l'esclave, la faim permanente, comme dit dans l'extrait "tellement qu'on mangeait de la terre", noter que dans le roman vous découvrirez avec effroi le sucide par l'absorption massive de terre. 

La Faim est sans pitié dans le Cri de l'innocence.


Hunger

 In the novel there is an omnipresent character who slyly tortures the majority of the characters.  It is Hunger.

 A painful and terrifying hunger, so much so that you will feel it pass over the lines.

 We asked for labor from sunrise to sunset with ridiculous break times and mandatory industrial output.

 Under these conditions, the average human needs to increase their calorie intake significantly.  Around 3000 calories or 3 daily meals providing protein, therefore meat or fish.

 But we are in 1790, the escalades of Guadeloupe benefit only from a meager diet low in calories, very poor.

 The masters used to save constantly on the stairs and food represents an important item of expenditure.  The habit of rationing its workers will settle on the island, putting them a piece of land to cultivate outside working hours of course, will become the norm.

 The Slaves cultivate, as they can, some meager roots and decorate peas and rare starchy foods.  The Chestnuts also continually suffer from hunger because animal husbandry poses problems for mobility as well as cultivable fields.

 In the novel we feel how problematic this is and how resentful Solitude is when it has to provide domestic services on the master table where opulence dominates.  In France the peasants are starving but in Guadeloupe the almighty settlers have their belly full, to the point of regularly throwing the remains at the servants who will fatten themselves to the detriment of the Slaves of the fields.

 So is the life of the slave, permanent hunger, as said in the extract "so much that we ate of the earth", note that in the novel you will discover with horror the sugar by the massive absorption of earth.

 Hunger is merciless in the novel.



25 février 2020

Le Cri de l'innocence

Fuir

Cette photo est un original quelques années avant l'abolition. L'expression de ces deux femmes est figées durablement et sont sujette à toutes les interprétations possible, on lit dans leurs yeux une détresse très humaine. leurs chaussures sont... dérisoires, ce sont nos soeurs.

Le destin a voulut que cela coïncide avec le roman. 

La Mulâtresse Solitude est née, fruit d'un viol sur sa mère africaine durant la traversée, dans une case poussiéreuse de l'habitation Clermontois en Guadeloupe.

Vous allez découvrir son enfance et son tempérament fougueux.

Mais déjà elle ne veut pas de cette vie d'esclave! La liberté est naturelle selon elle, pourquoi elle doit servir des étrangers ?

On lui propose à cause de son teint d'être domestique, il y a des avantages indéniables, une meilleure nourriture, des habits décents car les maîtres ne veulent pas être servit par des souillons. Puis le privilège d'être engrossée par le maître et d'améliorer durablement sa situation.

Solitude n'en a que faire, sa résolution est désormais ancré, dans le roman lorsque une autre esclave l'interroge sur les possibilités, sa réponse est sans appel : FUIR.

l'autre essaye de débattre car elle ne veut pas perdre un pieds où les oreilles mais Solitude ne varie pas : FUIR.

Les chasseurs sont sans pitié avec les fuyards comme vous le lirez, les colons se montre tout aussi cruels et cela aussi vous le lirez.

Mais en définitive, nous serons admiratif devant tant de détermination et de courage. 

La fuite n'est pas un choix facile à l'époque mais vous verrez que Solitude ne fait rien dans la facilité.


RUN

This photo is an original a few years before the abolition.  The expression of these two women is permanently frozen and are subject to all possible interpretations, we read in their eyes a very human distress.  their shoes are ... derisory, they are our sisters.

 Fate wanted it to coincide with the novel.

 La Mulâtresse Solitude was born, the fruit of a rape on her African mother during the crossing, in a dusty hut of the Clermontois dwelling in Guadeloupe.

 You will discover his childhood and his fiery temperament.

 But already she does not want this slave life!  Freedom is natural according to her, why should it serve strangers?

 It is proposed to him because of his complexion to be domestic, there are undeniable advantages, better food, decent clothes because the masters do not want to be served by sluts.  Then the privilege of being embroiled by the master and lastingly improving his situation.

 Solitude has nothing to do with it, her resolution is now anchored in the novel when another slave questions her about the possibilities, her answer is final: FLEE.

 the other tries to debate because she does not want to lose a foot where the ears but Solitude does not vary: FLEE.

 The hunters are merciless with the fugitives as you will read, the colonists are just as cruel and that too you will read.

 But ultimately, we will be in awe of so much determination and courage.

 Escape is not an easy choice at the time, but you will see that Solitude does nothing in ease.



24 février 2020

Le Cri de l'innocence

Génocide 

L'esclavage, qu'on nomme communément "Traite négrière" aura concerne des millions d'individus à une échelle jamais égalée.

Les quelques extraits que j'ai mis donne la mesure mais dans ce roman une chose me tenait à coeur. La notion d'humanité et donc l'aspect génocidaire.

t-ce que c'est un génocide ?

La définition basique du génocide est la suivante : Un crime consistant en l'élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d'un groupe national, ethnique ou religieux, en tant que tel, ses membres sont détruits ou rendus incapables de procréer en raison de leur appartenance au groupe.

La Traite négrière répond il à cette définition ? Objectivement.

Lorsque la traite a commencé en 652, le projet initial était de vider l'Afrique des individus de couleur noire. En les castrant, les exploitants jusqu'à la mort et les enrôlant dans les armées.  De ce point vue l'intention est manifeste. Au fil des siècles cela s'est mué en un commerce lucratif et l'esclavage des noirs est devenu une norme.

Dans le roman ceci est énoncé de différentes façons. 

Au 15ème siècle l'arrivée massive des européens par l'intermédiaire des comptoirs va changer la donne, je le développe aussi dans le roman. La volonté d'exploitation économique va encourager la déportation de milliers de personnes avec un taux de mortalité à la traversée dépassant les 60%. 

Peut on parler de génocide ?

Dans la mesure où la déportation massive empêche le renouvellement de population ainsi que le nombre élevé de tué, des villages entiers qui sont rasés pour un maigre profit, on entre de plein pied dans une phase génocidaire.

La traite va durer des siècles et totalement appauvrir le continent africain et affaiblir l'ensemble des sociétés africaines.

C'est par la durée que la dimension génocidaire prend de l'ampleur.

Pas un seul noir n'est arrivé aux Antilles de son plein gré, non pas un seul.

Quand à ceux disant que ce génocide est de la responsabilité des africains en partie,j'apporte une réponse très claire dans le roman en étant parfaitement réaliste. 

La Mulâtresse Solitude a les mêmes interrogations, comment ces millions de noirs ont pu être déporté par quelques centaines de blancs, même porteur de fusils, accompagné d'éclaireurs noirs?

C'est une question complexe à laquelle j'ai apporté une proposition de réponse dans le roman. Il ne s'agit pas pour moi de vous encourager à me lire en vous disant d'aller voir mais c'est si complexe qu'il m'aura fallut plusieurs chapitres et une certaines pédagogie pour arriver à ce que je considère une réponse cohérente. 

En tout cas, comme sur l'illustration et d'autres en dessous, il s'agit bien d'humains, de personnes et ces outils de tortures divers et variés qui tiennent bonne place dans le livre n'avaient pas d'autres utilités que de soumettre par la peur des personnes totalement innocente de tout crimes.


Genocide

 Slavery, commonly known as the "slave trade", has affected millions of people on an unprecedented scale.

 The few extracts that I put give the measure but in this novel one thing was close to my heart.  The notion of humanity and therefore the genocidal aspect.

 is this genocide?

 The basic definition of genocide is as follows: A crime consisting in the intentional physical elimination, total or partial, of a national, ethnic or religious group, as such, its members are destroyed or rendered incapable of procreating because of  their group membership.

 Does the slave trade meet this definition?  Objectively.

 When trafficking began in 652, the initial project was to empty Africa of black people.  By castrating them, exploiting them to death and enlisting them in the armies.  From this point of view the intention is manifest.  Over the centuries this has turned into a lucrative business and black slavery has become the norm.

 In the novel this is stated in different ways.

 In the 15th century the massive arrival of Europeans via the counters will change the situation, I also develop it in the novel.  The will to economic exploitation will encourage the deportation of thousands of people with a mortality rate on crossing exceeding 60%.

 Can we talk about genocide?

 Insofar as the massive deportation prevents the renewal of population as well as the high number of killed, whole villages which are razed for a meager profit, one enters full foot in a genocidal phase.

 The trafficking will last for centuries and will totally impoverish the African continent and weaken all African societies.

 It is through duration that the genocidal dimension gains momentum.

 Not a single black man arrived in the West Indies of his own free will, not one.

 As for those who say that this genocide is partly the responsibility of Africans, I bring a very clear answer in the novel by being perfectly realistic.

 La Mulâtresse Solitude has the same questions, how could these millions of blacks have been deported by a few hundred whites, even carrying guns, accompanied by black scouts?

 It is a complex question to which I have proposed a response in the novel.  It is not for me to encourage you to read me by telling you to go see but it is so complex that it would have taken me several chapters and some pedagogy to arrive at what I consider a coherent answer  .

 In any case, as in the illustration and others below, it is indeed humans, people and these various and varied tools of torture which hold good place in the book had no other utility  than submitting through fear of people completely innocent of any crimes.



23 février 2020

Le Cri de l'innocence

Les personnages : Marthe Rose dit Toto

Je poursuit ce week-end avec la présentation des personnages emblématiques du roman.

J'ai crée des visuels originaux que j'estimais adaptés à ces grandes figures.

Il s'agit ici d'une héroïne anonymes, presque oubliée en la personne de Marthe Rose.

C'est la compagne de Louis Delgres, elle est libre tout comme lui et n'accepte pas que ses frères et soeurs noires soient floués par la France en 1794 qui a promis l'abolition. La révolution française a libéré le pays de l'injustice sociale et du despotisme, il est légitime que les escalves qui sont les expressions même de la tyrannie puissent retrouver la liberté. Dans le roman vous allez faire connaissance avec cette personnalité attachante. Son courage est sans équivoques, volontaire et toujours souriante, sa présence est le plus bel exemple d'abnégation qui soit. Son compagnon est colonel, elle aurait pu en profiter et jouir de statut social, elle a préféré l'engagement ultime par une lutte acharnée.

Sa fin est bouleversante, bien qu'elle soit connu de l'histoire je vous invite a lire son destin dans le Cri de l'innocence.

Repose en paix Marthe Rose qu'on appelait affectueusement Toto



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